2012 : Le Bilan

31 décembre 2012 Laisser un commentaire

Petits carrés de feutre

    Difficile de passer sous silence la grève étudiante du printemps dernier lorsque je repense à cette année. Convaincu depuis le début des bienfaits de la grève (fuck le terme boycott que le PLQ et Québécor on bien essayé de nous faire gober), je me suis donné à fond sur les réseaux sociaux afin de faire valoir le point de vue des étudiants engagés, qui était également le mien. Je me suis redécouvert un grand intérêt pour la politique autant québécoise qu’internationale. Plus que jamais je me considère plus «à gauche» sur l’échiquier politique. Je considère l’éducation comme un droit fondamental à toute société démocratique qui se respecte et jamais je ne serai en faveur d’une augmentation substantielle des coûts liés à l’éducation supérieure, qui mène à une marchandisation du savoir et qui fait en sorte qu’aux États-Unis, par exemple, les études universitaires sont pratiquement réservées aux riches, quitte à ce que les classes moyennes et pauvres s’endettent davantage pour offrir un meilleur avenir à leurs enfants.  Bref… Le débat a eu lieu, j’y ai participé et j’en suis heureux. Je suis également très heureux d’avoir participé à trois ou quatre manifestations, toutes plus pacifiques les unes que les autres. La vague rouge était belle. J’ai maintenant un petit carré de feutre rouge épinglé à jamais au fond de ma mémoire…

L’autre Option

    Tant qu’à être dans le sujet, aussi bien en parler : Les élections québécoises. Déçu! Très déçu du résultat. Déçu de voir notre peuple être aussi déchiré dans ses idéaux et ses désirs. Déçu de savoir qu’un anglo ait voulu s’en prendre à la nouvelle Première Ministre « séparatiste » (je reviendrai sur les guillemets) pour une question linguistique, qui plus est dans notre province francophone. Déçu de voir la façon dont le PQ a accédé au pouvoir. Déçu de voir que malgré tout ce qui s’est produit dans les 9 dernières années, encore un peu plus de 30% de la population se rangeait derrière Jean Charest et le fuckin’ PLQ.  Déçu de voir un parti comme la CAQ récolter autant d’appuis. Déçu des commentaires négatifs et gratuits contre Québec Solidaire, sa plateforme et ses porte-paroles, alors que la plupart de ceux qui critiquaient n’ont probablement jamais lu une seule ligne de ce que le parti propose. Déçu, surtout, de la défaite de Jean-Martin Aussant dans Nicolet. Car 2012 aura aussi été, pour moi, la découverte d’Option Nationale et de sa plateforme qui me rejoint énormément. Que ce soit au niveau de la souveraineté, de la culture, de la santé, de l’éducation, de l’immigration, etc, je me vois dans ce parti comme dans aucun autre. Tellement que je n’ai pas hésité à devenir membre de ce parti. Le PQ ne m’a guère impressionné durant sa campagne et je suis un peu tanné du discours qui tourne en rond depuis plusieurs années. Certes, je serai le premier à admettre qu’une première femme au poste de Premier Ministre est exceptionnelle, mais la campagne menée par Pauline et son parti m’ont laissé plutôt froid. À une semaine du vote, la campagne de peur mené dans le métro disait que « seul un Parti Québécois majoritaire pouvait abolir la hausse des frais de scolarité », alors que dans les faits, malgré sa minorité au pouvoir, le Parti à quand même annuler la hausse des frais quelques jours après son élection. J’ai trouvé cela plutôt pathétique.

    Une campagne électorale qui aura été relativement intéressante jusqu’au bout, mais qui, au final, aura laissé un goût amer dans la bouche de plusieurs d’entre nous.

Les bancs d’école

    Le plus grand évènement de mon année 2012 fut sans contredit mon retour sur les bancs d’école. Après 7 années sans avoir mis les pieds dans un Cégep, j’y effectuais mon retour au mois d’octobre dernier. Je suis maintenant bien déterminé à y arriver et je donne tout l’effort qu’il faut afin de mettre mes objectifs en application. Au moment d’écrire ces lignes, ma moyenne se situe à 83% pour 4 cours alors que j’avais de la difficulté à me maintenir au dessus de la barre des 50% il y a quelques années à peine. La maturité et la détermination peuvent faire de grandes choses. J’espère pouvoir continuer avec le même positivisme et la même détermination pour les quelques années à venir qui seront de plus en plus difficile.

Avec un grand A

    Au début de l’année, je suis tombé en Amour. Celui qui s’écrit avec un grand A parce qu’il est important, saisissant et qu’il laisse une trace indélébile. Celui qu’on tente de mettre de côté mais qu’on ne peut oublier. Celui qui a fait un si grand bien mais qui fait encore un peu mal. Puis voilà, un matin, ou un après-midi, peut-être, les choses ont changées. On se rend compte qu’on n’était peut-être pas faits pour être ensemble, après tout. Je ne veux pas dire que je pense qu’on était nécessairement faits pour être ensemble pour toujours non plus, seulement que j’ai l’impression qu’on était faits pour être ensemble à cet instant-là. Et que cet instant aurait pu durer indéfiniment. La vie en aura finalement décidé autrement. Cette personne me manque énormément. À tous les jours que la vie m’apporte, je repense à tout ce que nous avons vécus, à l’amour que j’ai pu ressentir, mais surtout, à l’amour que j’ai ressenti, que j’ai reçu. Si tu lis ceci, saches que j’ai grandi cette année, grâce à toi. Tu auras su me donner une confiance en moi que je n’ai jamais eu auparavant dans ma vie, malgré les apparences.  Merci pour tout. Pour tous les sourires, les fous rires, les réflexions, l’affection, la gentillesse, la tendresse, la confiance, l’ouverture et la compréhension. Merci de ton amour. Merci…

Le Fil

    La vie ne tient qu’à un fil. Il y a un peu plus d’un mois et demi, un de ces fils a malheureusement été coupé. Depuis cette journée du 17 novembre, il n’y a pas un jour où je ne pense pas à toi, Audrey. Ton départ si soudain aura été une véritable claque au visage de tous ceux qui te connaissaient. Les mots me manquent pour exprimer à quel point j’aurais aimé te revoir une dernière fois, ma chère amie. La vie ne tient qu’à un fil, et tu as décidé de couper le tien. Saches, chère Audrey, que je ne t’en veux nullement. Je ne comprends pas et je ne cherche pas à comprendre ton geste, mais jamais je ne t’en voudrai de l’avoir fait. Tu avais un mal de vivre qui était propre à toi et je crois malheureusement qu’aucun d’entre nous n’y pouvait quoi que ce soit. Je ne t’oublierai jamais Audrey. Merci pour tous ces petits moments qui font parti de ma mémoire. Je tiens à l’écrire, mais jamais je n’oublierai ce moment dans l’auto de Jacques où, pour te souvenir de ma date de fête, tu avais dû la répéter une trentaine de fois pour qu’elle s’ancre dans ta mémoire. « 14 mai. 14 mai. 14 mai. 14 mai… ». Depuis ce jour, et encore aujourd’hui, je me suis rendu compte que je faisais la même chose pour me rappeler certaines choses à cause de toi, et ça me fait sourire de savoir que c’est une petite partie de toi qui ne me quittera jamais. Adieu Audrey, prends soin de toi.

Les liens

    Paradoxalement, le décès d’une amie n’aura fait qu’augmenter les liens et l’amitié que je ressens maintenant pour mes amis. Jamais en 13 ans les gens de la gang et moi n’avons vécu une telle épreuve. Je sais que peu importe les épreuves et le temps qui passe, nous serons en mesure de nous supporter les uns les autres à-travers les aléas de la vie, et c’est un feeling extraordinaire de savoir que tant de gens seront toujours là pour me supporter, et que pour rien au monde je ne refuserai d’être là pour eux peu importe les circonstances.

    Je me suis aussi faits de nouvelles amitiés. Certaines plus passagères que d’autres, et je suis prêt à prendre le blâme pour la fin de la plupart de ces amitiés. Il n’y a parfois pas de raisons de cesser de parler à quelqu’un. La vie est juste faite comme ça. Certaines personnes ne sont que de passage, d’autres y sont pour rester. J’ai aussi repris contact avec une vieille amie du primaire. Un contact qui fait tant de bien. Des discussions qui s’éternisent sur toutes sortes de sujets toujours plus intéressants les uns que les autres. Peu importe les amitiés qui seront passées, tout ce que je sais, c’est que je ne regrette rien de tout ce qui est arrivé cette année.

    Puis, il y a cette amitié particulière. Celle qui s’est (encore) développée à-travers nos épreuves mutuelles. Une amitié avec un respect sans borne, sans jugement ni remise en question. C’est assez sécurisant de savoir qu’une personne sera toujours là, peu importe l’heure, le moment ou l’endroit, pour nous écouter chialer, ou écouter nos niaiseries, mais surtout nous rassurer. Nous dire que tout ira bien, que oui crisse la vie c’est difficile des fois mais que fuck arrête de t’en faire parce que le temps passe pis que tout ira bien éventuellement. Parce que oui, c’est vrai que c’est comme ça. Tu te reconnaitras alors voilà : Merci pour tout ma belle amie.

Pour 2013

    Alors voilà ce que je souhaite pour 2013, je ne veux pas faire de résolutions ou quoi que ce soit, juste un peu de ce que je voudrais bien faire, ou que j’aimerais qui arrive. Tout d’abord, continuer l’école de la même manière que c’est déjà commencé. M’impliquer dans ce que je fais, m’impliquer dans mon milieu.

    Ensuite, être bien avec moi-même. Pas que je ne suis pas bien avec moi-même, mais seulement d’être bien seul. Accepter d’être seul et ne pas pousser les choses avec les autres. Ce qui arrivera arrivera, mais ne pas tenter de forcer les choses. Garder les amitiés simples. Dire aux gens que j’aime que je les aime. La perte d’une personne nous fait nous rendre compte de la fragilité de tout ce qui nous entoure. Je tiens à mes amis. Je tiens probablement à vous qui lisez ceci en ce moment et je vous remercie pour chaque moment que vous m’apportez dans ma vie. Garder le sourire. Rester positif parce que tout est tellement plus agréable quand on garde le sourire, crisse.

    Puis, enfin, le plus difficile d’entre tous, je l’écris pour que vous puissiez tous me le remettre dans la face à n’importe quel moment : Manger un peu mieux. Ce n’est pas trop demandé pour moi-même. Je ne dis pas que je souhaite perdre 60 livres. Seulement que je souhaite tenter d’avoir un corps un peu plus sain pour le préparer à le remettre en forme. Un esprit sain dans un corps sain. J’ai l’esprit, j’aimerais faire suivre le corps éventuellement. Nutella, fromage : Je vous aime, mais je pense qu’on va devoir prendre nos distances un tout petit peu.

   Alors voilà pour le bilan. Si vous êtes toujours là je vous en remercie. Sachez que si vous êtes dans ma vie, de près ou de loin, c’est que je vous apprécie et que vous m’apportez un petit quelque chose qui vous est propre.

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Miss Janvier

12 octobre 2012 5 commentaires

Je ne sais pas pour vous, mais il m’arrive parfois de repenser aux moments qui m’ont faits mal. Le passé que j’aimerais mieux oublier. Le passé douloureux. Le passé qui ne finissait plus de finir.

J’y repense un peu parce qu’au fond, une cicatrice ne s’efface jamais complètement. Mais aussi pour comparer ce passé avec le futur qui en a résulté. Le présent-qui-fait-des-fois-mal-mais-jamais-autant-que-cette-ostie-de-fois-ci-ou-que-cette-fois-là. Bref, pour me consoler, en me disant que ça a déjà été pire. Mais aussi me préparer, en me disant qu’un mal semblable pourrait bien arriver encore quelques dizaines de fois avant ma mort. Et ça me fascine de voir qu’on peut s’accrocher autant au passé. Certaines personnes ne s’en sortent jamais, d’autres réussissent à l’oublier complètement. La plupart des gens, comme moi, j’imagine, y repenseront une fois de temps en temps, comme on se rappelle un souvenir d’enfance ou notre premier baiser, notre première baise.

Rester accroché au passé, c’est un peu comme un calendrier de filles déshabillées, qu’on a oublié d’avancer. Se crosser sur Miss Janvier, quand on est rendus en mai. Se masturber dans « l’avant » au lieu d’jouir du présentement.

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Marcel the Shell

Marcel the Shell with shoes on est une vidéo mettant en vedette un petit coquillage (ou devrais-je dire une petite coquillage) qui parle de ce qu’elle fait de ses journées… On apprend entre autre qu’elle aime faire du parapente avec une Doritos et qu’elle se sert d’ongles d’orteils d’humain en guise de skis!

C’est mignon et très sympathique!

(Via NrrrdCakkke)

Catégories:Vidéo

Allo, est-ce qu’il y a quelqu’un?

11 janvier 2011 8 commentaires

Est-ce qu’il y a encore des gens qui viennent par ici parfois? Ou des gens qui ont encore ce blog dans leur feed RSS?

J’ai tendance de mon côté à garder beaucoup trop longtemps les blogs morts dans mon Google Reader… J’ai encore l’Arrache-coeur, et Princesse Anna… J’ai même Papa me fourre que je ne me résous pas à supprimer.

Bref, s’il y a des gens qui lisent ceci : Comment allez-vous? Ça fait un bout, non?!?

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Hymne à la laideur

2 octobre 2009 12 commentaires

Je ne sais pas pourquoi, mais dans l’autobus aujourd’hui, j’avais l’impression que tout le monde était laid. Peut-être était-ce à cause de la perception que j’avais de moi-même en cette journée grise. Si je ne me sens pas particulièrement hawt, est-ce possible que ça influe sur la perception que j’ai des gens que je croise? Pourtant j’ai le sentiment que non. Parce que pour être franc, il y en avait au moins 10 sur 12 que j’aurais trouvé absolument affreux, même si je m’étais trouvé merveilleux. L’affaire, c’est que ce n’était pas des gens juste averages ou un peu below averages… Non non, ils étaient HIDEUX! Là, c’est sûr et certain que quelques-uns d’entre vous sont en train de se dire « Bein voyons, comment il peut juger les gens de même pis dire qu’ils sont laids. Tsé, la beauté c’est relatif! »

Ce qui m’emmène à poser la question suivante : Pourquoi est-ce plus moralement acceptable de dire à voix haute que quelqu’un est beau que de dire que quelqu’un est laid?

On s’entend, dans un cas comme dans l’autre, c’est un jugement (favorable ou non) que l’on porte envers une personne qu’on ne connaît pas. Si j’ai le « droit », en public, de dire que telle ou telle fille est donc bien belle, check-z’y l’cul man, j’en bave, pourquoi est-ce que je n’aurais pas le droit de dire que je trouve que le gars avec une grosse moustache, les yeux croches pis plein de boutons dans le visage est affreux? Quand on est en groupe, il y a toujours une personne dans le groupe pour prendre la défense des inconnus que je trouve laids. Et ça m’énerve! « Ouin mais toi aimerais tu ça que le monde te juge pis ris de toi dans ton dos?? ». Euuuh, je m’en fous, c’est dans mon dos! Et encore là, même si c’était fait en pleine face, je suis assez intelligent pour savoir que dans la vie, chacun a ses goûts. Si toi tu me trouve laid, bein quelqu’un d’autre me trouve beau, et c’est la même chose pour tout le monde.

Catégories:Chialage Mots-clés :

Constat de barbe

2 octobre 2009 12 commentaires

Quand j’ai les cheveux un peu plus long, je trouve que c’est mieux si j’ai une barbe d’une semaine.

Quand j’ai les cheveux courts, je trouve que c’est mieux si j’ai une barbe d’une semaine.

Finalement, j’aime ça moi, porter la barbe!! :)

Catégories:Toujours le fun de savoir... Mots-clés : ,

Plaisir de donner. Donner pour le plaisir.

22 septembre 2009 10 commentaires

Jeudi dernier, je suis allé à la librairie pour (devinez…) m’acheter des livres! Pendant toute la semaine passée, j’ai une amie qui n’allait pas très bien et qui a donc passé la semaine à se morfondre en lisant des poèmes de Pablo Neruda et à presque pleurer parce que c’est Oh! tellement l’homme de sa vie avec ses merveilleux vers et ses beaux mots.

En allant à la librairie donc, j’ai vu dans la section poésie internationale un joli recueil de Neruda en version bilingue, espagnol et français : Vingt poèmes d’amour et une chanson désespérée (Original : Veinte poemas de amor y una cancion desesperada). Puisque l’amie est Salvadorienne (c’est-à-dire qu’elle vient du Salvador et non pas que c’est la fille de Salvador Dali), c’était CLAIR qu’elle serait heureuse d’avoir les poèmes dans la langue originale, en plus de les avoir en français pour que les gens de son entourage comprennent ce qu’elle lit. L’idée était clair à ce moment-là : je l’achète. Point!

Arrive donc samedi où je vois cette chère amie et lui offre ce livre avec une toute petite note gentille-gentille, lui disant à quel point ça me faisait plaisir de lui offrir et que j’espérais donc qu’elle use les pages du livre à force de lire les vers. Première réaction : Tout ce qu’il y a de plus normal, c’est-à-dire un gros « No Fuckin’ Way!!!! Merciiiiii! T’es donc bein gentiiiiiil!! », suivi d’un immense sourire et d’un câlin bien en règle. Puis, vint la question qui me fit grincer des dents comme des ongles sur un tableau noir : « Combien je te dois? »

Euuuuuuuh… What The Fuck, combien tu me dois?!? Un gros ZÉRO dollar! C’est un cadeau. Le mot cadeau signifiant que je te donne gratuitement quelque chose sans rien attendre en retour.

Je n’ai jamais compris ce « réflexe » qu’ont certaines personnes de systématiquement avoir le sentiment d’être endetté envers quelqu’un qui est simplement gentil avec lui.  Il me semble que de mon côté, si un(e) ami(e) arrive avec quelque chose et me dis « Tiens, c’est pour toi. J’ai tellement pensé à toi quand je l’ai vu », je ne demanderai pas combien ça a coûté, et encore moins combien je lui dois. Je prends pour acquis que si cette personne à pris la peine de me faire un cadeau pour le plaisir, ce n’est sûrement pas pour se faire rembourser la chose sur-le-champ…

Ceci dit, si jamais je vous arrive avec un cadeau rien que pour vous, vous n’avez pas à me rembourser. Si je le fais, c’est parce que ça me fait plaisir de donner. Donner pour le plaisir.

Sauf si tu es une très jolie célibataire de mon âge. Alors là, oui, je m’attends à ce que tu me frenches à la fin de la soirée.

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